Babylone

Dominique Charpin
Directeur d’études à l’EPHE, Sorbonne (section des Sciences historiques et philologiques)

L’histoire de Babylone est traditionnellement divisée en trois phases. La période dite paléo-babylonienne couvre trois siècles, de 1894 à 1595 avant J.-C. ; elle fut dominée par la figure de Hammurabi. L’époque médio-babylonienne commença par plusieurs siècles de domination kassite et s’acheva avec les invasions araméennes. C’est enfin dans le courant du Xe siècle que débuta la troisième phase, dite néo-babylonienne. Elle vit d’abord une longue confrontation avec les Assyriens, avant de connaître son apogée sous Nabuchodonosor. En 539 avant J.-C., les Perses s’emparèrent de la Babylonie, qui perdit définitivement son indépendance politique. Dominique Charpin retrace pour nous son histoire, des origines à la domination perse.

 

Des origines modestes

 

Attestée dès l’époque d’Akkad (2340-2200 avant J.-C. environ), Babylone avait été le siège d’un gouvernorat sous l’empire néo-sumérien d’Ur. La disparition de celui-ci en 2004 avant J.-C. permit à des dynasties d’origine amorrite de s’emparer du pouvoir dans la plaine mésopotamienne. On ignore tout du sort de Babylone durant le XXe siècle, qui vit s’affronter les dynasties d’Isin et de Larsa. Aux alentours de 1900, toute une série de villes de Babylonie du nord devinrent à leur tour des centres de pouvoir autonomes. Babylone fut le siège d’une de ces dynasties : Sûmû-abum (1894-1881) s’y déclara roi, mais il n’eut, semble-t-il, pas de descendance et le pouvoir passa alors à Sûmû-la-El (1880-1845). C’est ce dernier qui fut considéré par les rois de Babylone postérieurs comme l’ancêtre de leur lignée. Sous son règne, tous les petits royaumes environnants furent progressivement absorbés par Babylone. Dès lors, les principales villes du royaume de Babylone, outre la capitale, furent Sippar au nord, Kish à l’est, Borsippa, Dilbat et Marad au sud. Sûmû-la-El conclut une alliance avec le roi d’Uruk Sîn-kâshid à qui il donna sa fille Shallurtum en mariage.

Son fils Sabium (1844-1831) affronta les troupes de Larsa, sur lesquelles il prétend avoir remporté une victoire. Apil-Sîn (1830-1813) repoussa les frontières du royaume de Babylone jusqu’au Tigre. Sîn-muballit (1812-1793) agrandit au contraire son territoire vers le sud ; il réussit même à conquérir les villes d’Isin et de Nippur, dont le roi de Larsa Rîm-Sîn reprit toutefois rapidement possession.

 

Un empire paléo-babylonien éphémère

 

Les règnes de Hammurabi (1792-1750) et de son fils Samsu-iluna (1749-1712) marquèrent l’apogée de la première dynastie de Babylone.

Le premier tiers du règne de Hammurabi, mal connu, est marqué par des exploits sans lendemains. En 1776 mourut Samsî-Addu : le vaste royaume que ce dernier avait créé en Haute Mésopotamie fut démembré, mais Babylone n’en profita pas immédiatement. Dans un premier temps, c’est en effet le roi d’Eshnunna, Ibâl-pî-El II, qui tenta de reconstituer à son profit le royaume de Haute Mésopotamie. Lorsqu’Ibâl-pî-El s’en prit au royaume de Mari, Hammurabi se rangea du côté de son roi, Zimrî-Lîm. Une paix de compromis fut conclue en 1770 ; Zimrî-Lîm récupéra la région du Suhûm. Un problème surgit alors avec Hammurabi concernant la délimitation de la frontière sur l’Euphrate entre les royaumes de Mari et de Babylone ; les négociations achoppèrent sur le statut de Hît. Cinq ans plus tard, l’empereur d’Elam attaqua Eshnunna : Hammurabi, tout comme Zimrî-Lîm, apporta son aide aux attaquants venus d’Iran. Mal leur en prit, car l’Élamite, sitôt Eshnunna conquise, exigea une soumission inconditionnelle. Hammurabi prit alors la tête d’une alliance anti-élamite qui finit par triompher : ce fut sa première grande victoire (an 29, soit 1764 avant J.-C.). Dès lors, les succès s’enchaînèrent. Ce fut d’abord l’annexion du royaume de Larsa (an 30, soit 1763 avant J.C.) qui augmenta considérablement sa puissance et sa richesse. Hammurabi étendit ensuite son influence sur la région du Djebel Sindjar. L’année suivante (an 31, soit 1762), Silli-Sîn d’Eshnunna ayant pris les armes contre Babylone, fut vaincu. Puis vint le tour de Mari, que Hammurabi épargna dans un premier temps (an 33, soit 1760) puis finit par détruire totalement après l’avoir vidée de ses richesses (an 34, soit 1758). Heureusement pour les historiens, les archives furent pour l’essentiel laissées sur place, ensevelies dans les ruines du palais. Hammurabi étendit ensuite sa domination vers le nord, dans les régions riveraines du Tigre. Les événements de la fin de son règne sont moins connus, la source essentielle que constituent les archives de Mari étant tarie. À sa mort, Hammurabi légua à son fils Samsu-iluna un véritable empire, qui ne devait lui survivre qu’une douzaine d’années.

Hammurabi ne fut pas seulement un conquérant. Ce fut aussi un habile diplomate, comme le montrent de nombreux comptes rendus des audiences qu’il tenait dans son palais de Babylone, rédigés par des ambassadeurs mariotes pour leur souverain Zimrî-Lîm. Ses talents d’administrateur sont visibles dans sa correspondance, quelques centaines de lettres, adressées en particulier à plusieurs responsables de l’ancien royaume de Larsa, comme Sîn-iddinam ou l’intendant du domaine royal, Shamash-hâzir. Ses grands travaux ne peuvent plus guère se juger que d’après ses inscriptions commémoratives et ses noms d’années, qui célèbrent également les ex-votos qu’il voua à de nombreuses divinités. Mais c’est bien entendu son activité législative qui a le plus contribué à perpétuer son nom, dans l’antiquité comme de nos jours ; son « Code de lois » se voulait d’ailleurs aussi un mémorial.

Samsu-iluna occupa le trône de Babylone trente-neuf ans, de 1749 à 1712 avant J.-C. Dès l’an 8 éclata une triple crise : économique, politique et militaire. La situation économique se dégrada si rapidement que le roi fut obligé, huit ans après sa première remise de dettes – mîsharum – d’en proclamer une seconde. On constate d’autre part la volonté d’indépendance des cités du sud, mal résignées à la domination babylonienne malgré l’habileté dont Hammurabi avait fait preuve. Le mieux connu des « vingt-six rois rebelles » que Samsu-iluna dut alors affronter, est le souverain de Larsa Rîm-Sîn II. Pour Samsu-iluna, la situation se compliqua encore davantage avec une invasion, celle des Kassites, sur lesquels il remporta une victoire. La reprise en main de la situation par Samsu-iluna, qui eut lieu dans le courant de sa dixième année, fut de courte durée. Dès la fin de l’an 11, la documentation écrite à Ur, Uruk et Larsa s’interrompt, et ce pour plusieurs siècles. On a pu repérer des indices archéologiques montrant que ces sites ont été abandonnés pendant une longue période. Que devinrent les habitants de ces villes ? Il semble qu’un exil massif vers le nord se produisit alors. On a en particulier de nombreuses traces de la présence d’habitants d’Uruk réfugiés à Kish, et de leurs descendants, à la fin de la première dynastie.

Une deuxième période dans le règne de Samsu-iluna s’ouvrit en l’an 12. Après avoir vaincu le roi d’Eshnunna et imposé son autorité dans la vallée de la Diyala, Samsu-iluna s’aventura en 1728 jusqu’au cœur du « triangle du Habur ». Il y mit fin au royaume d’Apum. La destruction de sa capitale, Shubat-Enlil/Shehnâ, est pour nous providentielle, car dans les décombres du palais de la ville basse de Tell Leilan, partiellement fouillé en 1985 et 1987, on a découvert une fraction des archives des rois locaux datant des décennies précédentes. Samsu-iluna tenta ensuite de rééquilibrer son royaume en direction du Moyen Euphrate. Il construisit une petite ville fortifiée à Harrâdum, qui a été découverte par une équipe française à Khirbet ed-Diniye ; il s’agissait d’un point fortifié avant sa campagne contre Terqa, qui eut lieu en l’an 27. Le fils du roi local fut installé sur le trône, sous tutelle babylonienne.

L’année 30 de Samsu-iluna fut marquée par une nouvelle amputation territoriale. Ce qui restait du sud sumérien fut perdu, dans des conditions encore obscures. Comme dix-huit ans plus tôt à Ur, Larsa ou Uruk, la documentation écrite s’interrompt à Isin et à Nippur pour plusieurs siècles. Les dernières années du règne sont très mal connues.

Samsu-iluna s’est donc révélé incapable de conserver tel quel l’empire créé par son père. En deux étapes, en l’an 12 puis en l’an 30 de son règne, le sud de la Babylonie échappa pour des siècles à la domination babylonienne.

 

La fin de la première dynastie de Babylone

 

Les quatre derniers rois de la première dynastie régnèrent pendant plus d’un siècle, généralement désigné comme période paléo-babylonienne tardive. Il ne semble pas y avoir eu de difficultés de succession, et les règnes de ces souverains ont été longs, ce qui est souvent considéré comme un gage de stabilité. Toutefois, les signes d’un déclin politique sont évidents. La raréfaction des inscriptions commémoratives n’est pas due au hasard des fouilles, étant donné l’abondance des sources d’archives pour la même période : plus de 1700 textes juridiques et administratifs publiés, sans compter des centaines de lettres. On ne peut manquer en outre d’être frappé par une inflexion dans la thématique des formules de « noms d’années » : la commémoration des événements militaires est réduite à la portion congrue, de sorte qu’il est impossible d’écrire une histoire politique un tant soit peu continue. La raréfaction des sources officielles ne doit cependant pas nous conduire à une vision misérabiliste de la première dynastie de Babylone sous ses quatre derniers souverains. Il apparaît que plusieurs tentatives de reconquête furent menées, dans trois directions principales : vers le sud, le long de la Diyala et enfin vers le Moyen Euphrate, où l’autorité d’Ammi-zaduqa et Samsu-ditana fut reconnue jusqu’à Terqa, comme l’ont montré les textes récemment découverts à Tell Ashara.

Même si le temps n’est plus où les invasions servaient systématiquement aux historiens à expliquer les changements dans l’histoire de la Mésopotamie, force est de constater que la fin de la première dynastie est étroitement liée à des mouvements de population, notamment des Kassites, des Hourrites et des Hittites. D’après une chronique babylonienne récente, sous Samsu-ditana, les armées hittites de Mursili envahirent la Babylonie en 1595.

 

La période médio-babylonienne

 

C’est ensuite une dynastie d’origine kassite qui prit le pouvoir pour plus de quatre siècles (1595-1155 avant J.-C.).

La Babylonie passa ensuite pour plus d’un siècle sous le contrôle de la deuxième dynastie d’Isin (1158-1027). Le plus brillant de ses souverains fut Nabuchodonosor Ier. Il remporta une victoire décisive sur l’ElamCela permit le retour à Babylone de la statue de son dieu principal, Marduk, qui avait été emportée en exil. C’est alors qu’aurait été rédigé le texte fameux de l’Enuma elish, improprement désigné sous le titre – moderne – de « Poème babylonien de la création », alors qu’il s’agit d’un hymne à la gloire de Marduk, dont les autres dieux acceptent de reconnaître la suprématie.

À partir du XIe siècle, la Babylonie fut la proie des invasions araméennes. Les sources écrites se tarissent pendant plusieurs siècles : on possède moins de deux cents documents pour la période qui va de 1158 à 722 avant J.-C. !

 

La confrontation avec les Assyriens

 

La Babylonie connut une sorte de « renaissance » sous le règne de Nabu-apla-iddina (888-855). Le pays fut débarrassé des bandes de nomades qui le pillaient. Les cultes furent rétablis dans les grands sanctuaires de Babylone, Borsipa, Sippar et Uruk. Enfin, une certaine renaissance littéraire et scientifique se produisit, dont témoigne par exemple le magnifique « Poème d’Erra » qui fut alors composé. Lorsque Marduk-zakir-shumi monta sur le trône en 854, il dut faire appel aux Assyriens pour venir à bout de son frère qui s’était révolté. Salmanazar III, après avoir vaincu le rebelle en 850, fit ses dévotions dans les temples de Kutha, Babylone et Borsipa, signe de son respect pour ces villes saintes. Il mena aussi une campagne contre les populations chaldéennes du sud, qui tenaient les routes commerciales : il revint en Assyrie chargé d’un lourd butin.

L’affaiblissement du pouvoir royal en Assyrie de 823 à 745, donna un peu de répit aux Babyloniens. Mais la transformation de l’Assyrie en empire, opérée par Tiglat-Phalasar III (744-727), ne pouvait pas rester sans conséquence pour eux. Après diverses interventions militaires, Tiglat-Phalasar monta sur le trône de Babylone en 729. La solution de la double-royauté qu’il choisit offrait l’avantage de ménager les susceptibilités locales, contrairement à une réduction au statut de province.

À la mort de Tiglat-phalasar, le trône babylonien revint au chaldéen Merodach-baladan ; ainsi s’ouvrit une période de trois décennies où Chaldéens et Assyriens se battirent pour le contrôle du trône de Babylone. Les Chaldéens avaient l’avantage de disposer de bases arrières où se replier en cas d’infériorité : les marais, ou le territoire élamite, dont l’aide pouvait être assurée grâce aux richesses dont les Chaldéens disposaient. Mais les habitants de la plupart des villes leur étaient hostiles et le roi d’Assyrie Sargon II (721-705) sut habilement jouer de ces oppositions. Mérodach-baladan, retranché dans sa capitale de Dûr-Yakin, fut vaincu en 707. Plus de cent mille Araméens et Chaldéens furent déportés vers Harrân, la Cilicie, Samarie… tandis que l’on installait sur place des gens venus de Comagène. Pendant cinq ans, la Babylonie fut le chantier d’une intense activité de reconstruction et remise en valeur agricole.

La Babylonie fut le souci principal de l’empereur assyrien Sennacherib (704-689). Plusieurs solutions furent successivement tentées, sans qu’aucune n’aboutisse à un résultat satisfaisant. Lorsque Sennacherib installa son fils héritier sur le trône babylonien, en 699, il crut avoir enfin la paix. Mais les Babyloniens, six ans plus tard, livrèrent Assur-nadin-shumi aux Elamites. Sennacherib se lança alors dans un combat sans merci contre ces derniers. En outre, Sennacherib voulut châtier les habitants de Babylone : après un siège de quinze mois, la ville tomba au début de l’hiver 689. Elle fut l’objet d’une destruction brutale et systématique, qui eut des conséquences dramatiques pendant des années.

La Babylonie connut sous Asarhaddon un tournant. À des années d’invasions assyriennes et d’instabilité – pas moins de dix rois en trente ans ! – succéda le calme. Babylone fut restaurée et une nouvelle ère de prospérité commença. Asarhaddon mourut à Harran en 669 d’une nouvelle rechute de sa maladie. Sa succession avait en effet été soigneusement réglée dès 672 : un engagement de fidélité – adû – fut exigé de toute la population, qui ratifiait le choix d’Assurbanipal comme héritier sur le trône d’Assyrie, et de son frère jumeau Shamash-shum-ukîn sur celui de Babylonie.

En 652 éclatait en Babylonie la révolte de Shamash-shum-ukîn, qui dura jusqu’en 648. L’Assyrie dut fournir un effort militaire tel qu’elle s’y épuisa. La guerre s’acheva par la chute de Babylone après un siège de plus de deux ans. Un certain Kandalanu fut installé sur le trône par Assurbanipal, qui châtia les Élamites et les Arabes qui avaient aidé son frère. On confisqua à des lettrés babyloniens de nombreuses tablettes pour les faire entrer dans la fameuse bibliothèque de Ninive.

Au sud, les Chaldéens, dirigés depuis 625 par Nabopolassar, ne cessaient d’étendre leur emprise sur la Babylonie : Babylone elle-même passa sous leur contrôle en 616. Pour finir, Babyloniens et Mèdes coalisés réussirent à faire s’effondrer le colosse assyrien en 612.

 

La dynastie néo-babylonienne

 

L’empire néo-babylonien, qui tient dans notre mémoire collective occidentale une place non négligeable, dura en fait moins d’un siècle (612-539), dont plus de la moitié occupée par un seul règne. Nabuchodonosor II, qui succéda en 605 avant J.-C. à Nabopolassar, régna en effet quarante-trois ans, soit la même durée que son lointain prédécesseur Hammurabi ! Nabuchodonosor mena une politique de grands travaux spectaculaire, en particulier dans sa capitale, Babylone, dont les restes toujours visibles, sont impressionnants : la fameuse voie processionnelle avec la porte d’Ishtar en est une illustration parmi d’autres. Son « image de marque » est assurément plus réussie que celle des Assyriens, au moins à nos yeux. Il ne laissa pas d’inscriptions vantant ses carnages. Les inscriptions commémoratives néo-babyloniennes célèbrent essentiellement la restauration des temples. Les rois y apparaissent parfois comme des archéologues, déblayant les ruines des bâtiments pour en retrouver le plan et les reconstruire à l’identique. Les fouilles, comme celles d’une équipe française à Larsa dans les années quatre-vingt, ont confirmé l’exactitude de leurs descriptions. Mais, non contents de restaurer les constructions, les souverains néo-babyloniens firent aussi revivre des institutions tombées en désuétude. C’est ainsi que Nabonide, renouant avec une tradition qui remontait à Sargon d’Akkad, installa sa fille comme grande-prêtresse du dieu Sîn à Ur. Nous sommes en outre très bien documentés sur la structure administrative et économique des temples à cette époque, en particulier à Uruk, où des milliers de tablettes permettent une reconstitution très précise de la gestion du sanctuaire de l’Eanna. L’exploitation de ses immenses palmeraies, par le biais de fermes générales, est particulièrement bien connue. C’est à cette époque que le système des prébendes, qui existait depuis longtemps, est le mieux documenté. Il permettait d’associer la bourgeoisie urbaine à l’exploitation économique des temples, en rétribuant avec des parts d’offrande des tâches artisanales à effectuer au service du sanctuaire, telles que brasseur, boucher…

Faute de récits similaires aux annales des rois néo-assyriens, les chroniques nous documentent sur les événements politico-militaires de cette époque. Leurs renseignements sont parfois complétés par des sources non-babyloniennes. C’est ainsi que la prise de Jérusalem en 597 et les déportations ultérieures de 587 et 582 ont pris dans l’historiographie une place que les sources purement babyloniennes n’auraient pu leur donner.

Le dernier souverain néo-babylonien, Nabonide, est une figure étrange et qui a donné lieu à des controverses. Il tenta d’imposer le culte du dieu lune, Sîn, au détriment de celui de Marduk, ce que le clergé de sa capitale ne lui pardonna pas. Il passa une dizaine d’années dans l’oasis arabe de Teima, le pouvoir étant alors exercé par son fils, Balthasar. Son règne de vingt-trois ans s’acheva par la chute de Babylone aux mains du perse Cyrus. Ainsi prit fin l’indépendance politique de la Babylonie, qui passa sous la domination perse achéménide pour deux siècles, puis sous celle d’Alexandre et de ses successeurs.

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